Adam a reçu une nouvelle mission pour le Sanctuaire. Ce qui signifie qu’il va devoir travailler avec l’homme qui ne lui a pas fait confiance et qui a détruit leur relation, il y a deux ans.

Il déteste toujours Lee, mais Jake Callahan, le directeur du Sanctuaire, ne lui laisse pas le choix, insistant sur le fait qu’ils doivent se débrouiller pour le bien de l’affaire relevant des deux agences.

Lee veut désespérément comprendre pourquoi Adam a trahi le Bureau. Il est toujours en colère et déçu, mais ses souvenirs ne veulent pas le laisser tranquille.

L’affaire Bullen est l’occasion rêvée pour revenir dans la vie de son ex-amant, et il est déterminé à découvrir la vérité.

Sous le prétexte du Sanctuaire et de l’affaire Bullen, pourront-ils comprendre et croire que ce qu’ils pensaient réel et vrai ne l'était pas forcément ?














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Extrait



Chapitre Un

— T’es-tu déjà demandé com

bien valait Jake ? Où combien cela coûtait par jour de faire marcher cette Fondation ? demanda Nik Valentinov en s’asseyant en face d’Adam Brooke.

Adam jeta un coup d’œil au décor luxueux de Sanctuary Imports et Exports. Il se concentra sur ce que Nik avait dit, pas tout à fait certain que l’autre homme ne pose pas une question purement rhétorique. Si les autres agents étaient comme lui, alors il était prêt à parier que Nik avait tenté d’évaluer la fortune de leur employeur à un moment ou à un autre.

— Probablement une somme astronomique, offrit-il enfin.

Se penchant contre le dossier du fauteuil en cuir et posant ses pieds sur la petite table basse, il ferma les yeux. Il ne cherchait pas à se montrer délibérément impoli, mais son corps était arrivé à son maximum d’endurance et il avait besoin de dormir. Il devrait probablement envisager de prendre quelques jours de congé, mais travailler sur les problèmes de l’affaire Bullen l’avait vidé de ses forces.

Son dernier cas réel – le problème concernant la maison sécurisée du Canada – avait été mauvais. Même le Sanctuaire devait aider à cacher les méchants parfois, mais personne, sur la centaine d’hommes et de femmes qui travaillaient pour Jake, n’était impressionné quand c’était leur tour. Trafiquant de drogue de bas étage ou non, le gars avait été pris dans une école en train de vendre ses marchandises à des enfants de douze ans. L’ordure avait manifestement appliqué l’une de leurs politiques : accrocher les plus jeunes. Malheureusement pour Adam, sa situation avait été le principal élément d’une affaire beaucoup plus considérable et c’était ce qui avait été jugé plus important. Le FBI n’avait pas la capacité de s’occuper de ce type. Le Sanctuaire était entré en action. Adam détestait quand ce dernier devait intervenir pour nettoyer les saloperies du FBI.

Trois semaines avec un gars qui donnait à « visqueux » une mauvaise réputation et Adam avait atteint sa limite avec toute cette histoire de drogue. Il espérait vraiment que sa nouvelle mission, quoiqu’elle implique, en était une qui pourrait lui permettre de se faire les dents dessus. Avec de l’action, des voitures, des armes et peut-être qu’une bonne session sexuelle pourrait débarrasser son corps de l’abominable isolement avec quelqu’un qui pensait que les rediffusions des émissions de Jerry Springer étaient le summum de l’art.

— Ton mec a-t-il pris lourd ? demanda Nik sur le ton de la conversation.

Adam ouvrit les yeux et afficha un sourire. Ça, il pouvait en parler.

— Ouais. J’ai entendu dire qu’il avait obtenu le max de ce qu’ils pouvaient donner, même avec l’accord concernant la dénonciation de ses fournisseurs.

Nik sourit en entendant ça et croisa ses bras sur sa poitrine.

— As-tu des nouvelles de Doc ? Le tir à bout portant a-t-il brisé une de ses côtes ?

Nik faisait référence au Docteur Kayden Summers, qui s’était fait tirer dans la poitrine dans le coffre d’une banque où le jeune Bullen et lui étaient allés récupérer des preuves. Adam avait été là pour éloigner Beckett avant qu’il devienne le sujet des dernières infos télévisées.

— Ouais. Mais il a accès à de bons médicaments, dit Adam en souriant. Comment va Morgan ?

L’expression de Nik changea instantanément. Adam vit de la fierté et de l’affection et c’était une chose si agréable à voir chez une autre personne. Nik avait passé les cinq dernières minutes avec son portable collé à son oreille, parlant à Morgan. Adam s’était demandé sur quels sujets ils avaient bien pu discuter pendant si longtemps, alors qu’ils étaient ensemble la plupart du temps.

Nik et Morgan avaient une relation garde du corps/victime clichée qui semblait être plus forte qu’un madrier riveté avec un pistolet à clous.

— Ça va. Il se débrouille toujours très bien avec son art et il n’est plus vraiment sous surveillance du Sanctuaire désormais.

Le « mais je le surveille quand même » ne fut pas prononcé. Cependant, il était sous-entendu. Adam n’avait en fait jamais réellement rencontré Morgan, et pourtant il connaissait tous les détails de l’affaire. Trois semaines seul, à éviter l’idiot qu’il surveillait, lui avaient laissé beaucoup de temps pour lire.

— Sais-tu où nous allons être affectés ?

Adam était curieux.

Nik haussa ses larges épaules.

— Est-ce un travail en équipe ?

C’était une question valable. Les agents du Sanctuaire travaillaient généralement seuls, à moins qu’une affaire soit trop diversifiée ou tendue et que deux hommes soient nécessaires. La dernière fois qu’Adam avait travaillé en duo, cela avait été avec Jennifer, en dehors de Los Angeles et cela avait été plutôt agréable, car elle était une compagne intelligente. Non pas qu’il veuille dire que certaines de ses personnes à charge ne l’étaient pas. Bon sang, il s’était occupé de ce boulot avec un physicien l’automne dernier. Mais son dernier job avait usé chacune des cellules de son cerveau qui lui restait.

Normalement, à moins que des agents travaillent ensemble sur un cas, les briefings étaient faits séparément. Donc il présumait qu’ils allaient être assignés ensemble. Bien qu’il ait croisé le chemin de Nik au FBI, il n’avait jamais bossé avec lui auparavant au sein du Sanctuaire, donc cela devrait être intéressant, même s’il allait probablement trouver Morgan caché dans la valise de Nik.

— Entrez, les gars, appela Jake de la porte de son bureau et Adam se leva.

S’étirant, il suivit Nik dans l’imposant bureau d’angle donnant sur le centre-ville d’Albany.

— Café ? demanda Jake.

Ce dernier s’occupait avec l’énorme engin chromé qui n’aurait pas dépareillé dans un film de science-fiction, mais grâce à son toucher magique, il faisait le meilleur café qu’Adam n’ait jamais goûté. Il acquiesça de la tête, tout comme Nik, et finalement, les trois hommes s’assirent sur les canapés.

Jake ne perdit pas de temps et alla droit au but.

— Comme vous le savez parfaitement tous les deux, le Sanctuaire, pour des raisons évidentes en a par-dessus la tête de cette affaire Bullen. Non seulement nous avons Morgan, mais maintenant, nous nous retrouvons également avec Becket Jamieson confié à nos bons soins. Histoire de compliquer un peu plus, vous êtes certainement également au courant que j’ai actuellement un agent du FBI qui vérifie en ce moment toutes les procédures et l’intégralité des retranscriptions des échanges de communications entre nous.

Adam observa l’expression de Jake, à la recherche d’un indice de ce que le gars pensait de cette ombre, mais même pour des professionnels, son expression était impassible.

— Il n’a pas accès à toutes les informations concernant nos actions sur l’affaire Bullen, mais à chaque occasion, après que nous ayons été impliqués, le FBI a d’abord réclamé que Morgan, puis Beckett reviennent sous leur aile.

Nik s’avança dans son siège à ses paroles, il n’y avait rien qui pourrait éloigner Morgan de lui.

Jake leva une main.

— Je ne le permettrai pas. Nous avons assez d’influence avec les Féds pour que j’aie mon mot à dire pour le moment. D’une étrange manière, cela nous aide qu’ils aient cette fuite. Je ne pense pas que l’agent du FBI fasse confiance à ses équipes.

Il s’arrêta et avala une bonne quantité de caféine, puis, reposant sa tasse sur la table, il soupira.

— Nik, Morgan et vous travaillerez sur un moyen d’atteindre le sénateur. Je suis d’accord, vous êtes les mieux placés pour vous charger de ça ensemble, mais j’ai besoin de votre promesse que vous sortirez Morgan de là et le tiendrez à l’écart.

— Bien entendu.

— Becket a obtenu des informations utiles et Manny les passe actuellement au crible. Nous cherchons un moyen d’atteindre le sénateur, une sorte d’information financière qui le relierait à ses frères et aux affaires de la famille. D’accord ?

Nik hocha la tête en guise d’acquiescement.

— Vous ne pouvez pas me faire croire que le sénateur n’a jamais tiré quelques avantages financiers de la famille elle-même, donc c’est la piste que nous suivrons. Pourquoi son assistante s’est-elle fait tuer par ses frères ? Beckett a dit qu’Elisabeth Costain lui avait avoué qu’elle était tout près de trouver une information. Quelle était-elle ?

— Manny a déjà envoyé certains dossiers à l’équipe d’analyses. J’irai là-bas après ça, confirma Nik.

Manny avait un énorme laboratoire, à l’étage supérieur, à côté des salles de conférence, mis en place pour son équipe, composée d’analystes, de programmeurs et de Manny, le petit génie, lui-même.

— Adam… commença Jake.

Adam tourna son attention vers Nik qui dirait amen à tout ce que Jake lui demanderait de faire. Manifestement, il ne faisait pas partie de la mission de Nik et c’était étrange qu’ils assistent au même briefing.

— Même si Alastair a pu être relié au sang sur le collier trouvé dans la boîte, d’après les résultats du service médico-légal, il n’y a pas de corps. Nous n’avons rien pu trouver pour coller à la ligne de défense qu’il utilise comme quoi cela appartiendrait à une ex-petite amie qui aimait la vie dure.

Jake secoua la tête, puis se montra inquiet, se mordant la lèvre.

Adam le regarda avec une inquiétude croissante. Que diable allait-il lui demander de faire ?

— Nous avons besoin de quelque chose sur lui pour l’épingler et c’est là où vous intervenez, Adam. Peu importe les informations que nous avons, à moins que nous trouvions quelqu’un qui puisse témoigner contre Alastair, nous n’avons rien. Notre première piste est Gareth Headley.

— Il est resté motus et bouche cousue jusqu’à présent.

Nik résumait ainsi le fait que le policier demeurait silencieux quant au nom de la personne qui l’avait payé pour qu’il tue Elisabeth, et sur le pourquoi, dans cette seule petite phrase.

— Dale en a fait mention quand Joseph Kinnon et lui ont récupéré Robert Bullen, alias Beckett Jamieson. Gref, en fait, a admis qu’Alastair et lui avaient fait tuer Elisabeth et avaient utilisé Headley comme tireur. Ce ne sont que des ouï-dire – nous n’avons pas la moindre preuve pour aller soumettre le dossier au procureur.

— Manny n’a rien pu tirer de valable des fichiers ? demanda Nik.

— Ce n’est officiellement pas notre travail de trouver des preuves ou des décharges sur les dossiers.

Jake leva une main pour couper court à ce que Nik et Adam allaient dire pour protester.

— Très bien, à partir du moment où nous nous impliquons, notre rôle est de fournir un endroit sécurisé pour des personnes. Bien que plus de quatre-vingts pour cent des agents du Sanctuaire soient issus des services des forces de l’ordre, cela ne signifie pas que nous pouvons fournir toute une série de preuves. Nous sommes un organisme non officiel et à moins que j’accepte que le Sanctuaire ne tombe sous l’égide des fédéraux, c’est ainsi que ça le restera.

Il marqua une courte pause.

— J’ai besoin que vous deux alliez travailler là-bas, en coopération avec les Féds.

Jake refusa de le regarder dans les yeux et Adam fronça les sourcils. Que diable se passait-il ici ? Adam se hérissa. Il ne pouvait réprimer sa réaction instantanée et viscérale. Il avait été un agent du FBI pendant cinq ans et regardez où il avait fini. Salement catalogué et avec le cœur piétiné et explosé en un million de morceaux. La dernière chose qu’il voulait était de se rapprocher à nouveau de cette agence.

— Nous pouvons toujours bosser seuls et leur transmettre les résultats quand nous aurons une série de preuves, dit fermement Adam.

Jake ne voulait toujours pas croiser son regard. Il commençait à avoir un très mauvais pressentiment à propos de toute cette situation.

— L’agent de liaison n’acceptera pas ça. Ils veulent travailler avec nous, mais uniquement jusqu’à ce que leur fuite interne soit colmatée. Donc, nous avons besoin de suivre le mouvement. Les Féds ont une équipe en place à la recherche de leur taupe.

Jake vérifia ses notes.

— Le Bureau des Responsabilités Professionnelles ?

Il releva les yeux, fixant Jake pour avoir confirmation, mais tout ce qu’il put faire fut de hocher la tête en guise d’acquiescement, indiquant que c’était bien ainsi que le département était appelé. En fait, ouvrir la bouche et former des mots pour énumérer le flot de souvenirs que ce nom ramenait à sa mémoire allait être impossible. Ces foutues affaires internes du FBI l’avaient détruit, lui et sa carrière.

Le Bureau des Responsabilités Professionnelles. Et Lee Myers.

Jake poursuivit.

— Alastair a été relâché sans inculpation. Il dit, et je cite « c’est ridicule qu’une femme qui est probablement en vie et partie faire la fête dans les Caraïbes, soit reliée à ma personne comme étant quelqu’un que j’aurais assassiné ». Le problème est qu’il n’a pas tort. Nous n’avons rien de probant. Les conclusions des experts ne sont pas irréfutables et il y a apparemment, d’autres traces d’ADN familial sur le collier. Nous bénéficions d’une surveillance non autorisée et limitée dans le bureau du sénateur et les Alphabets ne sont pas au courant. Mais cela a été calme là-bas. Adam, le plus infime des indices que nous ayons se trouve dans les notes d’informations que je vais vous donner. Votre partenaire sera un agent du FBI.

Ce n’était pas un secret qu’Adam était un ex-agent du FBI, ni que son temps parmi les forces de sécurité avait tourné court lorsqu’il avait dû démissionner, avant que des accusations de corruption ou que des preuves falsifiées puissent être retenues contre lui. Personne au Sanctuaire ne lui avait donné de raisons de penser qu’ils croyaient qu’il était corrompu. Bon sang, Jake ne l’aurait jamais engagé s’il avait pensé, ne serait-ce qu’une seule minute, qu’Adam était un criminel déguisé en agent fédéral.

— Qui ?

— Vous devez rester calme et essayer de gérer cela du mieux que vous le pouvez.

Les mots parvinrent jusqu’à son cerveau. Si Jake l’avertissait, lui demandant de se détendre, alors c’était qu’il y avait une belle merde qui était sur le point de tomber sur le coin de la figure d’Adam Brooke. Cela ne pouvait pas être Lee. Jake ne lui ferait pas ça. C’était la seule personne qui savait à propos de Lee Myers et sur ce qu’il lui avait fait. Il y avait des centaines, si ce n’était pas des milliers d’agents du FBI là-bas. Et Lee était détaché aux affaires internes. Ils ne l’enverraient pas sur un dossier de troisième zone.

Tout le monde savait qu’Adam avait quitté le FBI sous un nuage de suspicions. Mais très peu savaient que la personne qui avait signé le rapport indiquant la culpabilité d’Adam était le même gars qui était également son meilleur ami et amant. Nik paraissait confus. Adam ne pouvait pas lui en vouloir… il devait probablement ressentir les fluctuations de son humeur.

— Qui, Jake ?

Il pouvait entendre la frustration et la colère dans sa propre voix.

— Vous savez qui, Adam…

— Non…

— Écoutez, Adam, je n’ai pas le choix. J’ai le cul entre deux chaises. On m’a donné un ultimatum. Les Féds veulent être mis sur cette affaire à notre niveau ou ils prendront tout en charge. Soit vous travaillez avec Lee Myers, soit nous devons leur remettre Morgan et Beckett.

Adam se leva, avec force de gesticulations. Jouer la carte Morgan alors que Nik était dans la pièce revenait à porter un coup bas, mais cela expliquait la réunion conjointe.

— Vous m’avez entendu. Non. Je ne vais pas travailler avec le FBI. Nous n’avons pas besoin qu’ils s’approchent de cette affaire. Pas les affaires internes. Et sûrement pas ce putain de Lee Myers.

Les mots lui échappèrent instantanément et avec fureur.

Nik paraissait confus et l’expression de Jake durcit, au point de ressembler à un masque implacable. C’était clair qu’arrivé à ce point, Jake allait lui rappeler qui était le propriétaire du Sanctuaire. D’autant plus, qu’il semblait que le patron avait déjà accepté cet état de fait, passant par-dessus lui.

— Nous n’avons pas le choix…

— Alors, mettez Dale dessus, ou Manny, ou merde, même Jennifer ou Michaela ? N’importe qui d’autre que moi pour bosser avec lui.

— Ils ont demandé que ce soit vous et étant donné que j’ai les Féds collés au cul tous les jours, je vais tout faire pour les rendre heureux.

— Merde, Jake, ils n’ont pas demandé que ce soit moi ! Ils ne le feraient jamais. Il n’y a rien de pire pour le FBI que de devoir travailler avec un ex-agent qui a démissionné et qui est couvert de boue. Si Lee a exigé cela, alors il doit y avoir un autre motif derrière. Putain, que veulent-ils ?

Adam se planta devant la fenêtre et regarda la ville qui s’étendait en dessous et les sentiments de colère, de malaise et de haine qui augmentaient en lui étaient rédhibitoires. Il n’avait jamais perdu son sang-froid comme ça. Mais revoir l’agent blond à la banque quand il avait extrait Beckett Jamieson de là avait commencé à retirer le pansement qu’il avait posé sur de vieilles blessures et il était énervé. Pourquoi Lee demanderait-il à travailler avec lui ? Adam représentait tout ce que Lee détestait : un des méchants, un des élus qui était déchu.

Son aversion instantanée et sa propre colère le poussèrent à se souvenir. À revenir sur son dernier jour, quand Lee lui avait remis des documents et des photos de surveillance montrant Adam compromettant son rôle d’agent du FBI. Il revoyait Lee alors qu’il le dévisageait tandis que son monde prenait fin. Bon sang, ce n’était celui de Lee qui s’était achevé ! Il entendit la porte se refermer et se retourna pour voir que Nik avait quitté la pièce. Eh bien, cela faisait toujours un point de pression en moins. Jake avança tranquillement pour se glisser à son côté.

— J’aurais aimé qu’il y ait un autre moyen, Adam.

Il paraissait repentant.

— Quand j’ai commencé avec le Sanctuaire, je voulais tellement que ce soit un endroit où nous n’aurions pas à supporter toutes ces conneries. Je déteste ça autant que vous, mais quand Nik a amené Morgan, cela a commencé à faire tomber une série de dominos que je n’aurais jamais pu prévoir.

Adam regarda son patron, l’homme qui lui avait offert une place au sein du Sanctuaire, grâce aux recommandations de Nik. Jake s’était toujours montré juste avec lui et lui avait fait confiance dès le premier jour.

— Lee Myers est à la tête de cette affaire pour les Féds, Adam. Il n’appartient plus aux affaires internes désormais, d’après ce qu’on m’a dit. Je suis désolé. Je ne sais pas à quoi jouent les Féds en général, ou Lee en particulier, mais je n’ai pas le choix dans ce cas précis. Je déteste ça autant que vous.

— J’en doute ! rétorqua sèchement Adam.

Immédiatement, il regretta d’avoir ouvert la bouche. Il ne voulait pas se montrer irrespectueux envers l’homme qui lui avait procuré un endroit sûr. Il était aussi solide qu’un roc et gérait l’ensemble. C’était un homme fort, fiable et silencieux.

— Vous avez probablement raison, admit Jake. Peut-être que je ne comprends pas bien toute cette merde arrangée par les Féds. À la fin de la journée, je fais seulement ce qui est le mieux pour le Sanctuaire et pour les gens que nous protégeons… des personnes comme Morgan et Beckett.

— Vous n’aviez pas besoin de parler d’eux, ni d’impliquer Nik, répondit Adam avec lassitude. Le faire venir à la réunion pour vous assurer que j’attraperais la balle, ou me jeter à la figure la carte Morgan et Beckett est inutile. Vous savez que je ferais n’importe quoi pour le Sanctuaire et je sais que je vous dois…

La tête de Jake se redressa brusquement et il interrompit ce qu’Adam allait dire.

— Vous ne me devez rien ! Depuis le jour où Nik m’a raconté ce qui vous était arrivé, j’ai su que je vous voulais pour mon équipe. Il m’a dit qu’il vous connaissait et vous faisait confiance. C’était suffisant pour moi. Vous êtes un de mes meilleurs agents et, au contraire, c’est moi qui vous en dois une. Les gens que vous protégez vous sont redevables, simplement parce que vous faites au mieux et que vous réussissez à mettre tout le reste de côté afin d’exécuter votre travail.

Jake posa une main sur son bras et Adam grimaça au contact. Il ne pouvait pas gérer les émotions aussi fortes que celles que Jake provoquait en lui.

— Faites ça et nous assurerons vos arrières. À la minute où vous sentez que tout cela faisait partie d’un plan du FBI et qu’ils cherchent à vous duper, et je veux bien dire à la minute même, vous contactez les Ops et vous vous tirez de là.

Adam attendit une seconde avant de répondre. Jake lui offrant un moyen de s’éloigner du connard qui l’avait épinglé et forcé à quitter le FBI était une chose dont il n’avait pas besoin. Il était adulte et s’était remis de toute la destruction que Lee Myers avait causée dans sa vie.

Il était bien au-delà de tout ça. 

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